Bon, je vais pas y aller par 4 chemins, je le dis sans ambages, dire que cet album est une daube serait, selon moi, lui faire déjà beaucoup d'honneur. Je ne sais même pas si on peut encore appeler ça de la musique... Production illisible, mélodies interchangeables, pas le début du moindre groove (sauf sur "A fragile thing" à la rigueur, décalque de Wendy Time (Wish) et de This is a lie (WMS)), cet album boueux donne la sensation étrange d'un groupe batcave de seconde zone produit par des gens n'ayant aucune connaissance musicale et composant à l'aveugle sur un synthé. La recette est simple: intro ultra-poussive (Alone), et reste de l'album en mode bluette sur la même harmonie en mode mineure (avec deux ou trois variations sur la basse quand même !), pour donner une impression d'homogénéité créative. On peut tomber dans le panneau quand on a 15 ans, passé 30 ans et avec un peu d'oreille musicale c'est beaucoup plus compliqué. Pour ma part c'est terminé, la passion Cure est finie, mais j'ai hâte de lire les critiques de la presse musicale sérieuse après l'emballement délirant, avant même la sortie de l'album.