Difficile d'รฉcrire une critique objective sur le film avec toute la charge affective que portait dรฉjร l'univers Kaamelott chez beaucoup de monde.
Premier visionnage le soir de l'avant-premiรจre et le constat est lร : la formule fonctionne trรจs bien, la salle a ri et frรฉmi a l'unisson, la sensation de revoir une vieille connaissance et en mรชme temps le plaisir de voir comment elle a changรฉ tout en restant similaire.
L'รฉquilibre entre l'hรฉritage de sรฉrie ร sketches, l'ambition narrative et l'รฉvolution รฉmotionnelle est dosรฉ avec une grande justesse.
Du cรดtรฉ format, la bande-son et les ambiances visuelles riches, vibrantes et ambitieuses accompagnent le transport du public dans un monde รฉtendu oรน se complรฉmentent toujours le souffle du destin divin et les andouilleries du trivial.
Les dialogues n'ont rien perdu de leur rรฉpartie qui fait mouche, affirment et renouvellent leur style avec confiance en leur nouveau matรฉriel, avec juste une touche lรฉgรจre de clins d'oeil ร la sรฉrie en รฉvitant le piรจge du festival de fan-service.
Ca n'est bien sรปr pas un film exempt de toute critique, mais c'est le propre d'une oeuvre que d'avoir ses forces et ses faiblesses, et on pourra peut-รชtre regretter par exemple le manque de scรจnes d'ambiance pour faire croire ร la tyrannie au Royaume de Logres ou que Kaamelott ait perpรฉtuรฉ sa longue tradition de combats mous dans son passage sur grand รฉcran.
Au sortir de la salle, la fin laisse sur sa faim et on ne peut que lever sa coupe en souhaitant longue vie au roi et au plaisir de ce qui reste ร venir.