Un retour inespéré avec un album solide qui résume à lui tout seul le son et le style Linkin Park distillés au fil des albums même les moins populaires auprès de la fan base. Ils ont attendu 7 ans avant de revenir avec ce nouveau line-up qui fonctionne, il faut le reconnaître, très très bien.
La voix sauvage de la nouvelle chanteuse, Emily Armstrong, se marie bien avec ces nouvelles compositions. Capable d'un chant extrême très rageur, elle sait s'adoucir quand il le faut pour offrir des parties de chants claires sur les instants plus doux et mélodieux. Sa voix éraillée l'amène toujours au bord du gouffre, on s'inquiète et on pense que sa voix va casser mais on se rend vite compte que cela est maîtrisé de bout en bout. Son duo avec Mike Shinoda fonctionne à merveille.
Au sujet de Mike, il nous propose de nouvelles choses dans son rap (saturé sur Casuality) et n'hésite pas à poser aussi des parties chantées. Joe Hahn nous émerveille avec ses samples et ses scratching. Dave Farrel, nous propose des lignes de basse solides (écouter sa ligne sur Heavy is the Crown, je la trouve incroyable !). Quand au nouveau batteur, Colin Brittain, il assure très bien le job sans être dans la démonstration comme certains batteurs actuels qui ont tendance à attirer les oreilles à eux. Du coup, cela donne un ensemble totalement cohérent et dans la lignée de ce que sait faire le groupe.