!! AVEC SPOILER !!
Depuis quelques temps, je lis ou entends que Hollywood ne sait plus faire des films et ne fait que des remakes.
Dans ce film j'ai trouvé un peu de blade runner, un peu de point limite zéro, il y avait aussi du règlement de compte à OK corral et pour finir avec ces nonnes recluses, il y avait un peu de revenge avec Kevin Costner.
Tout ceci donne à ce film un aspect anachronique. Une atmosphère des seventies de Che Guevara et autres révolutionnaires de cette époque. Je trouve que c'est un des points forts de ce film que de nous replonger dans une nostalgie avec des activistes antifas d'aujourd'hui. Les prises de vue sont intéressantes, les couleurs du film aussi. La prestation des deux principales stars est plutôt convaincante.
Là s'arrêtent les points positifs. Car par ailleurs, le film est poussif et il y a vraiment des longueurs.
Les scènes sexuelles du début sont laborieuses et nous font craindre un véritable navet. Heureusement, le film réussit à retrouver un second souffle. Mais c'est pour mieux retomber dans une narration moralisatrice. DiCaprio et sa petite amie sont tellement humains et attachants puisqu'ils sauvent des migrants, et leur petite fille aussi finalement. En face, il n'y a que police froide qui leur fait balancer leurs amis et bien sûr ces nazis ou Ku Klux Klan ou que sais-je. Ils ne sont d'ailleurs jamais nommés.
Pour conclure ce film décousu, et déjà beaucoup trop long, on nous rajoute un final avec un Sean Penn ressuscité pour traverser tout un désert alors qu'il est donné pour mort. Pour enfin gagner le droit d'être gazé par ses propres alliés dans de beaux bureaux, avec des kapos en scaphandre pour l'évacuer. Décidément ces nazis ne changent jamais leurs detestables habitudes. Pour tuer des millions, je veux bien, on comprend la logique, mais pour tuer un seul individu, n'y avait-il pas de façon plus économique ? Il faut vraiment être sacrément vicieux pour prévoir une chambre à gaz en haut d'un gratte-ciel moderne.
Ce gros clin d'œil final sur lequel on quitte le film n'était pas fait pour arranger l'impression générale. Celle d'un film bâclé avec un scénario probablement soufflé par une IA puisqu'il n'y manque aucune des figures imposées chères au cinéma Hollywoodien : les bons migrants et les bons sentiments, le métissage, le sexe à tout prix, les femmes fortes, les crétins blancs incarnés par les horribles-nazis-dont-on-ne-se-débarrasse-jamais et un happy end larmoyant.
Ce cinéma ne se renouvelle décidément pas et s'il en venait à en mourir, il n'aurait à s'en prendre qu'à lui-même. Tant d'entêtement confine décidément à la bêtise.
Ce film ne figurera pas au Panthéon des grandes œuvres, j'en ai peur...