Le film de l'annรฉe ?? Le film de l'anus oui !
Trois heures. Trois longues heures ร regarder des hommes en costard discuter dans des bureaux mal รฉclairรฉs, comme si Christopher Nolan avait confondu โbiopicโ et โconfรฉrence TED sans finโ. Oppenheimer aurait pu รชtre un chef-d'ลuvre captivant sur lโhomme derriรจre la bombe atomique, mais cโest surtout un somnifรจre de luxe tournรฉ en IMAX.
Le film est plombรฉ par un montage frรฉnรฉtique qui donne le tournis sans jamais crรฉer la moindre tension. On saute dโun tribunal ร un flashback, dโun monologue pompeux ร un dialogue indigeste, comme si Nolan voulait noyer le spectateur dans du jargon scientifique et politique pour cacher lโabsence dโรฉmotion rรฉelle.
Cillian Murphy fait de son mieux, mais son personnage est aussi froid quโun rรฉacteur ร lโarrรชt. Et ne parlons mรชme pas du casting secondaire : un dรฉfilรฉ de visages cรฉlรจbres sous-exploitรฉs, avec des rรดles tellement creux quโon se demande pourquoi ils sont lร ร part pour cocher des cases.
Et cette fameuse explosion ? Oui, elle est bien filmรฉe. Mais tu la vois arriver au bout de deux heures, et cโest ร peine si elle te rรฉveille. Le reste du film est un dรฉluge de dialogues pompeux et de scรจnes en noir et blanc qui suintent la prรฉtention.