Un film politique, engagé et symbolique – à voir absolument
Certains crient au “wokisme” dès qu’une femme noire est placée au cœur d’une intrigue politique et musclée. Pourtant, G20 s’inscrit dans une tradition bien américaine du film où l’on sauve les symboles de la nation, souvent dans l’urgence, souvent avec panache. Ce n’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier. Ce qui dérange ici, ce n’est pas tant le scénario (classique mais efficace), que le fait que cette fois, c’est une femme noire qui incarne la puissance, la résilience et la capacité à représenter un pays tout entier.
Le film gagne à être regardé non pas à travers le prisme idéologique qu’on lui colle trop vite, mais avec un œil politique, critique et symbolique. Il interroge la représentation du pouvoir, de l’engagement, et la place des femmes – et des minorités – dans des sphères où elles sont encore trop peu visibles.
Alors oui, G20 joue avec les codes du film d’action politique américain, mais il ose aussi proposer un nouveau visage du leadership. Et ça, c’est non seulement pertinent, mais nécessaire.