Jurassic World : Renaissance est une immense dรฉception. Le casting, avec Scarlett Johansson en mode Lara Croft, semblait prometteur, mais les personnages sont fades, leurs noms oubliรฉs dans un scรฉnario catastrophique et recyclรฉ. Les dinosaures, quโils soient marins, terrestres ou volants, sont risibles : ils ratent leurs proies ร 90 % et abandonnent aprรจs deux coups manquรฉs, comme le T-Rex rรฉveillรฉ par lโexplosion dโun bateau jaune, qui partโฆ boire un coup dans la riviรจre (jโai failli quitter la salle ร ce moment-lร !). Les scรจnes dโaction, comme le Mosasaure qui retourne un voilier sans insister, sont incohรฉrentes et mal fichues. Seule la petite fille et son dinosaure ยซ Doloresse ยป apportent une touche dโรฉmotion, mais cโest clairement un coup marketing pour vendre des peluches. Les hommages ร Jurassic Park sont inutiles, la fin insipide, et lโรฉmotion totalement absente (un papier qui bloque la sรฉcuritรฉ, sรฉrieusement ?). Seule la qualitรฉ visuelle surnage, mais cโest bien trop peu. Fuyez ce film sans saveur, qui nโa rien dโun Jurassic Park ! Mention spรฉciale au dinosaure final, un ersatz dโAlien sans cerveau, et aux hybrides mi-ptรฉranodons mi-vรฉlociraptors, si inefficaces quโune poule attaquant des vers de terre ferait mieux. Ah oui, aussi, une meute de dinosaures marins qui suivent le bateau comme des toutous et disparaissent mystรฉrieusement dรจs que les personnages sautent ร lโeau : un mystรจre inexpliquรฉ, digne de ce scรฉnario absurde.