Quelle dรฉception aprรจs tant de louanges lues ici et lร .
Jamais vu un film ressembler ร une si รฉnorme blague dans lโair du temps : tout y est incroyable au sens littรฉral du terme : le propos est dโune affligeante paresse.
Tenez vous bien les gars : changez de sexe et la femme que vous allez devenir va expier tous les pรฉchรฉs commis par lโรชtre immonde que vous รฉtiez. En tant que femme, vous allez devenir enfin un bon pรจre !
En tant quโex narco trafiquant, vous allez devenir une sainte car vous allez soudainement dรฉcouvrir que la pรจgre ร laquelle vous apparteniez faisait des victimes. Mon Dieu, Quelle horreur ! Il va falloir faire quelque chose pour aider les familles :)๐๐
Dโaccord.
Cโest soit dโune naรฏvetรฉ confondante soit dโune crapulerie roublarde. En fait peut รชtre un peu des deux et cโest assumรฉ.
Pour essayer de faire passer la pilule (si je peux dire), des scรจnes de comรฉdies musicales, improbables -celle de la clinique de transition est hallucinante !- et mal recousues par le chirurgien esthรฉtique rรฉalisateur, tentent de dรฉsarmer la lourdeur narrative sous jacente ( redemption, redemption quand tu nous tiens ) et de pallier lโabsence de dialogue, dโรฉmotion et dโhumour de la partition.
Helas, mรชme les propos dรฉnonciateurs sur une sociรฉtรฉ mexicaine corrompue et responsable de la souffrance du peuple tombent ร plat car la charge lourdingue ne sโinterrompt jamais. La femme qui vient rรฉcupรฉrer des nouvelles de son mari รฉclate de rire quand elle apprend quโil est mort ( cโรฉtait forcรฉment un infรขme violeur qui la frappait ) et tombe dans les bras de la nouvellement trans(ie).
Au passage on รฉlimine la scรจne gรชnante de sexe car ici on ne parle que de sentiments ๐๐
Et, cerise sur ce gros gรขteau indigeste, on finit dans les brumes scenaristiques dโun melo larmoyant dโune mauvaise telenovellas ou dโune sรฉrie Netflix de seconde main avec artillerie lourde finale.
Mรชme les paroles de la chanson merveilleuse Les passantes de Brassens sont rรฉรฉcrites ร la finโฆ.๐
La , on ose tout. mais cโest une phrase de Audiard pรจre qui me vient en tรชteโฆ
Reste un certain savoir-faire de manipulateur, emballeur dโartifices du fils pour ficeler un paquet cadeau totalement vide de substances rรฉelles (rรฉel systรฉmatiquement niรฉ ou supprimรฉ). Et lโon peut quand mรชme saluer la prise de risques suicidaire ou kamikaze dโun film ni fait ni ร faire.
Un peu lรฉger pour essayer de passer au moins un bon moment. Pourtant jโai jouรฉ le jeu et jโai รฉtรฉ hรฉroรฏque : jโai tenu jusquโร la fin.
Alors voilร voilร :
La femme est lโavenir du trafiquant.
Le narco traffic tue, le ridicule lui ne tue pas ๐ ( heureusement pour les Golden Globe )
Mais รงa, je le savais dรฉjร .