La sagesse populaire a raison de prétendre que les grandes douleurs sont muettes. Je ressors de cette lecture déçu et dubitatif. Nous sommes tous infiniment et profondément touchés par la perte d'un animal, d'un compagnon mais cela peut-il résister à la scénarisation ? J'en doute vraiment.
Lisez le passage de Céline sur la mort de Bessie,une de ses nombreuses chiennes. En une page à peine, le génie littéraire et la profonde humanité de l'auteur vous marquent à tout jamais. C'est à hauteur d'animal qu'il faut penser.....
Il y a dans le livre un côté prof, souchonien et france inter addict qui déplaît fortement au vieil anar de droite qui ne sommeille pas en moi.
Regardez Michel Simon dans le film intitulé le vieil homme et l'enfant, quand il installe son vieux chien à sa table : c'est une pitance intellectuelle qui vous nourrira mieux que cet ouvrage surestimé.