J'ai prรฉfรฉrรฉ le 2, et de loin.
Pour la cohรฉrence de son univers et la nouvelle (et magistrale) incarnation d'Art le Clown, dont le personnage rรฉussissait alors ร repousser les limites du genre, en crรฉant un univers quasi-inรฉdit, malgrรฉ le cรดtรฉ prรฉvisible d'un tueur dรฉmoniaque impitoyable.
On pouvait alors apprรฉcier y compris le cรดtรฉ รฉsotรฉrique de l'histoire, tout comme son univers graphique flatteur !
Le troisiรจme opus pousse ร son paroxysme l'aspect gore, qui malheureusement, enlรจve le peu de crรฉdibilitรฉ qu'il restait au rรฉcit.
Nous sommes dรฉsormais ร mi-chemin entre un film de science-fiction et un drame psychologique. Dรฉfinitivement, le scรฉnario est paraisseux et ne laisse plus aucune place ร l'รฉtonnement.
Bien sรปr, on adore voir Art toujours aussi en forme, malgrรฉ le fait d'avoir pourtant รฉtรฉ dรฉcapitรฉ.
La dรฉnonciation de l'aspect commercial de Noรซl est trรจs perceptible, dans sa quรชte de maculer de rouge le costume pourtant dรฉjร trรจs colorรฉ de Santa Claus.
On s'amuse bien avec Art, dont l'univers s'apparente de plus en plus ร un bande dessinรฉe.
Le voile de mysticisme plane au-dessus de la รฉniรจme rรฉsurrection du clown en tout fin de ce chapitre.
Le quatriรจme volet devrait รชtre le dernier de la saga et quelque part, on se dit qu'il est peut-รชtre temps pour Art de rejoindre Satan et les anges dรฉchus, tant son absence d'humanitรฉ est de plus en plus incontrรดlรฉe.
รventrer et dรฉpecer des enfants : mรชme Michael Myers n'aurait pas osรฉ !