Vingt-huit ans après le film culte de Danny Boyle, la suite tant attendue arrive enfin sur nos écrans… et c’est malheureusement une immense déception. 28 ans plus tard ressemble davantage à un coup marketing nostalgique qu’à un véritable projet cinématographique ambitieux.
Le film peine à retrouver la tension nerveuse et l’ambiance post-apocalyptique suffocante qui faisaient la force des deux premiers volets. La réalisation est lisse, sans âme, et les scènes d’action, trop rares ou trop confuses, manquent cruellement d’impact. Le rythme est plombé par des longueurs inutiles et un scénario cousu de fil blanc, qui recycle paresseusement les idées déjà vues sans jamais les réinventer.
Côté casting, aucune performance ne sauve l’ensemble du naufrage. Les nouveaux personnages sont caricaturaux, mal écrits et peinent à susciter la moindre empathie. Même les rares retours d’anciens acteurs tombent à plat, instrumentalisés comme de simples clins d’œil fan-service, sans réelle justification narrative.
Mais le plus décevant reste le traitement du virus : autrefois figure terrifiante de la rage incontrôlable, il devient ici un simple prétexte à une série de scènes convenues, sans tension ni originalité. Le film oublie que la peur venait autant des infectés que des humains survivants — une complexité totalement évacuée au profit d’un récit fade et prévisible.
En somme, 28 ans plus tard est une suite inutile, qui trahit plus qu’elle n’honore l’héritage de ses prédécesseurs. Un film qui aurait mieux fait de ne jamais sortir de sa tombe.