Très décue.
Aya, qui aurait pu être une anti-héroïne intéressante en contradiction avec ses prédécesseurs, est un personnage horriblement plat et sans développement. Ce n'est qu'une fille au comportement manipulateur et détestable, en plus de ses expressions faciales qui la rendent hideuse ; de A à Z elle est restée la même, méprisable du début jusqu'à la fin sans une once de changement ou de réflexion, peut-être aussi à cause du fait que l'intrigue manque cruellement de rythme. Il y avait pourtant quelques pistes qui mériteraient d'être développées pour dynamiser l'histoire et le personnage (qui est cette sorcière rousse ? qu'est ce que cette communauté de sorcières ? une quête des origines ?). Il y a eu une quête de pouvoir en soi, mais très minimisée par le manque de climax, de build-up, de chute...
La fin a été abrupte, sans explications et sans qu'on puisse voir les réactions des personnages au retour de la fameuse sorcière rousse. Goro Miyazaki s'est sans doute donné le bénéfice du cliffhanger pour faire une suite (car l'histoire est bien évidemment incomplète bien que vide dès le départ), ce qui serait un peu contraire au principe du studio qui a toujours crée des univers en un seul film sans se tourner vers la possibilité de gagner de l'argent facile grâce aux sequels.
Toujours dans la contradiction des principes du studio Ghibli, les graphismes. Les rendus 3D sont malheureusement très en retard sur la qualité par rapport à sa date de sortie, un challenge que Goro Miyazaki a voulu relever mais qui n'a pas fait justice à la qualité visuelle à laquelle on pouvait s'attendre. Les cheveux des personnages ont une texture de Playmobil, le chat n'a pas de poil, il est aussi lisse que de la patte à modeler... Un changement de graphisme qui aurait pu être positif bien que ça fasse râler les nostalgiques, mais qui au final a contribué à ma déception.
Finalement, bien que l'histoire soit censée tourner autour de la magie et de l'enfance, je n'ai ressenti aucune beauté dans ce film.