Fidèle lecteur et fan inconditionnel, depuis mon enfance, admiratif du génie des créateurs, Goscinny et Uderzo, oser prendre la succession des géniteurs, me paraissait, risqué, téméraire et audacieux. Je dois avouer, avoir été agréablement surpris, jusqu'à présent. Le talent de scénariste de Jean Yves Ferri, y était pour beaucoup, à mon sens, Didier Conrad, reprenant assez fidèlement les codes du maître Uderzo, sans l'égaler, bien-sûr, mais cela reste acceptable. Là où le bât blesse, c'est avec ce nouvel album, autant avec l'iris blanc, j'étais enthousiaste, autant avec celui ci, je me demande ce qu'il s'est passé ! Jeux de mots archi prévisibles, histoire insipide, voir grotesque, personnages du village gaulois, zappés, Idéfix absent ou presque, on ne se rend même pas compte de sa présence, c'est dire, anachronisme avec des sujets sociétaux, à cette époque, et qui provoque une sensation dérangeante, bagarres quasi inexistantes, contre les Romains, un comble, dans un album d'Astérix, la transformation hallucinante de Baba, de stupidité, par peur de mettre toutes les associations, inutiles, vent debout, à vouloir changer le passé, le nier, on plonge, allègrement, dans le déni ! Bientôt, Astérix et Obélix seront marié, avec des gosses, mangeront bio, et partiront en vacances avec les gentils envahisseurs Romains ! Album où on ne rit pas, on sourit en se forçant, remplissage à tout va, pour un scénario bancal, et très laborieusement, pour terminer un album de 48 pages ! Quand il n'y a pas d'inspiration, pourquoi persister à sortir un tel album ? L'argent bien-sûr. Ma conclusion, rendez nous Jean Yves Ferri, Fabcaro ne fait pas le poids, et pour Didier Conrad, il fera, certainement mieux, avec une histoire qui tient debout, et ne se moque pas du lecteur ! On ne remplace pas des génies, aussi facilement, un net redressement, sera indispensable à l'avenir, sous peine de dégringolade abyssale, et là , la remontada sera illusoire, par Toutatis, Aléa jacta est ...