Angelina Joly sert ce rôle immense avec justesse, l'histoire réelle est bien respectée et les lieux magnifiques comme la Scala de Venise restaurée honorent la mémoire des artistes lyriques qui ont ému aux larmes tant de public. Une réussite de mon point de vue!
Sur ses dernières années La Calas avait tendance à se perdre souvent dans ses "voyages mémoriels", une chance scénaristique bien exploitée ici, sans lourdeur. Ces flash-back occupant des journées, ce qui tout en inquiétant son entourage (finalement réduit), ne lui apportait que de la joie retrouvée. Elle avait perdu de sa voix, fort sollicitée depuis son jeune âge et espérait, non pas de se produire encore, mais plutôt d' "enflammer la scène à nouveau" et vibrer intensément jusqu'aux tréfonds d'elle-même.
Un peu de ses amours est présenté dans le film, surtout son détachement qui l'a surpris elle-même avec le mariage d'Onassis avec Jackie... Son tempérament de tigresse elle en parle en interview mais c'est vraiment son esprit vif et déterminé qui prend le dessus de ce portrait amoureux et tendre.