Rarement un livre ne m’aura autant intéressée : chaque page contient mille informations, sur tous les thèmes évoqués par l’auteur. L’écriture est fluide, riche, claire et si légère que l’on parcourt quarante pages d’un trait, sans jamais vouloir reposer le livre. Dès que je devais interrompre ma lecture, je n’avais qu’une envie, celle de mener au plus vite la tâche que j avais à faire pour me replonger dans les couloirs de Lutetia.
Je pensais avoir beaucoup lu sur la période et connaître pas mal de choses, mais cette œuvre (oui ce livre fait / doit faire partie des « classiques ») m’a appris encore tant de choses en lien avec les crimes commis au cours de la seconde guerre mondiale et plus particulièrement sur le retour des déportés en France et l’attente des familles, notamment.
L’auteur nous place comme un spectateur au cœur de cet hôtel/palace et c’est comme s’il avait une petite caméra sur son épaule pour tout nous faire vivre en direct.
Réussir à croiser dans ce récit la vie d’un palace d’avant-guerre, puis l’occupation, puis l’accueil des déportés est un exploit.
Quel travail, que d’heures d’analyses et de recherches pour aboutir à ce livre que je recommande à tous.
Dans la lignée de Primo Levi et d’Elie Wiesel.
Pour ne jamais oublier.