Avis sans spoiler :
Fan de la première heure de Luc Besson, je suis sorti de la salle avec un mot en tête : quel gâchis. Dracula avait tout pour être un choc esthétique et narratif. Au lieu de ça, c’est une suite de choix douteux, d'hommages ratés, et d'occasions manquées…
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Avis avec spoiler :
Quel gâchis ! Et pourtant, je suis fan de Besson depuis toujours — Le Dernier Combat, Subway, Le Grand Bleu, Le Cinquième Élément... Mais là , il retombe dans ses pires travers : le plagiat, maquillé en hommage.
C’est long, c’est mou, c’est surjoué, voire mal joué. Le film est truffé d’incohérences et de manques. J’ai tenu bon les 20 premières minutes… jusqu’à l’apparition d’un clone de Dracula version Coppola. Sérieusement ? Il avait une liberté créative immense pour proposer un make-up novateur — et il nous livre une copie conforme, jusque dans la texture de peau et la perruque ! Déception totale.
Ensuite, on enchaîne les longueurs, ponctuées de punchlines qui ne laisseront aucune trace. Le film accumule les poncifs du genre vampirique sans jamais les expliquer. On sort de la salle sans comprendre comment ce personnage passe de croyant à vampire. Le prêtre, lui, semble tout trouver normal — allant même jusqu’à décrire comment tuer ces créatures, sans jamais appliquer ses propres conseils !
Je passe sur "l’hommage" maladroit au Bal des vampires, avec une tentative burlesque ratée. La scène du personnage tentant de se suicider neuf fois (!) en se jetant par une fenêtre est interminable, mal montée, mal filmée. Il y avait tant à faire ! Pourquoi ne pas oser une séquence hommage à Un jour sans fin — pendaison, noyade, feu de cheminée ? Là , au moins, on aurait eu du rythme et une montée dramatique.
La scène de danse à la cour du roi est un ovni : entre Thriller, Astérix et Cléopâtre et… Beyoncé ? Incompréhensible.
Le passage au couvent semble vouloir être culte, mais si on veut marquer les esprits, il faut aller au bout. Blasphémer timidement, c’est inutile : autant y aller franchement — un geste, les nonnes se dénudent, et on plonge dans un délire Society total. Là , ça aurait eu du sens.
Et la fin… quelle catastrophe. Tout ça pour ça. Ce qui est annoncé tout du long ne se produit pas. Dracula meurt, mais ne libère pas sa bien-aimée de son sort. Elle ne prononce même pas le nom de son "vrai" fiancé. Elle reste possédée, alors que le sort aurait dû être rompu à la disparition de Dracula. Seules les gargouilles redevenues enfants semblent libérées… Dommage que l’une d’entre elles offre un regard caméra inutile juste avant de quitter le champ.
On se contentera donc de quelques beaux décors, de costumes parfois magnifiques, et de quelques mouvements de caméra techniquement intéressants. Mais le casting est aussi décevant que le reste. Fidèle à son habitude, Besson s’entoure de sa clique de seconds rôles. Les nouveaux venus, hélas, n’apportent ni fraîcheur ni intensité suffisante pour faire passer la pilule.
Quel dommage quand même…