Grrrrr....
Pour quelle raison le spectateur doit subir ce supplice de Tantale : L'un des charmes de Madame Delphine Seyrig, si ce n'est le principal, était était son timbre de voix magnifié par une diction particulière. Là on a droit à pas plus d'une dizaine de phrases sortie de sa bouche.
Mais s'il n'y avait que ça ! Qu'est-ce qui justifie le superlatif de "meilleur film de tous les temps" ? Ah oui, on a oublié de lui attribuer le César et l'Oscar du film le plus triste, désespéré, pessimiste, et si je peux me permettre, ennuyant.
Pourquoi l'élongation sans fin de scènes de la vie courante, répétées au cas où on ne les aurait pas comprises (lavage de vaisselle interminable, nettoyage des chaussures du fils de l'héroïne). À noter une erreur de mise en scène : la brosse à vaisselle accrochée à côté de l'évier, quelle catastrophe pour cette femme si parfaitement propre et ordonnée, si la dite brosse s'égoutte par terre !
Cette démonstration de la ménagère parfaite telle qu'édictée dans un manuel des années 50 pouvait être intéressante avec 45 minutes de moins.
Heureusement cela n'a pas détruit mon affection pour Delphine Seyrig, je pense à Peau d'âne ou à Les lêvres rouges pour me consoler.