C'est simple :souffrant de polyneurophatie qui m'accompagne depuis quelques années de la ceinture pelvienne aux bouts des arpions, le cinéphile de banlieue que j'essuie ne peut ordinairement assister à un spectacle d'une durée excédant l'heure et demi, voire 2 heures pour de la toute bonne marchandise. Pour ce Cristo que j'abordais avec quelque appréhension légitime le temps a passé en me faisant oublier même qu 'il existait. C' est très fort de ces réalisateurs (ignare que je suis je n'avais jamais entendu parlé de leurszigues) de tenir en haleine un public, et césarin en particulier, avec une histoire connue comme le loup Ping depuis la nuit des temps. Tout tourne rond dans cette affaire, on en a plein les yeux d'images fort belles, de dialogues ciselés (bon, Dumas dans le script basique, c'est pas bleu-bite), et d'acteurs pas vraiment manches. Et ce ne fut point pour mon déplaisir (ces litotes à la mords-moi-le-nÅ“ud, je vous dis pas ça me le pompe aussi !) que pour la 3eme fois cette année je dégustais, la sagacité à fleur d'hypoderme, la plastique pénétrée de la Vortolomei (après MarÃa et le génial Empire), et bien sûr Dumoustier égale à elle-même, soit sobrement bonne dans ce second rôle qu 'ici je vois ingrat. La saloperie de procureur est excellent dans son rôle jouissif du situationniste accompli, un portrait exemplaire du monstre perfide insoutenablement effrayant quand on sait que la pauvre Gaïa en supporte des myriades sur son râble élimé.
Bonjour chez vous.
D'O, PDG des Ateliers R.I.E.N fleurons de la métropole horlogère sublimée par la "perspective Nevsky" de devenir la Capitale hélvétique des toutes les cultures ! Tous les salariés de l'art y sont déjà riches d'être impatients.