J’étais impatient de découvrir ce roman sur une période fascinante parce que récente, sombre, et occultée. Mais très vite la déception s’est fait jour. Le style est ampoulé, avec des répétitions continuelles, de constantes tentatives poétiques dont on se demande comment l’auteur lui-même a fait pour ne pas en avoir été écœuré. Les évocations de la cicatrice, le”sourire”, qui balafre le cou de l’héroïne doivent être d’une occurrence d’au moins 2 par page, probablement plus de mille sur l’ensemble du roman ! Il est incompréhensible qu’un tel livre est obtenu le Goncourt…je suis perplexe. Je dis tout ça au delà de la polémique sur l’utilisation de l’histoire d’une personne sans son consentement. Quelques moments intéressants, des scènes qui font pénétrer dans un autre monde mais aussitôt gâchées par une poétisation artificielle toutes les 2 phrases.