Niais à souhait !
Au début, je me disais que je n'étais pas le public, que la série s'adressait à la menagère coincée dans une vie sexuelle monitone et qui a envie de sexe toride, mais pas envie de tromper son mari. Celle-ci pouvant s'identifier à la fidèle infirmière des années 50, projetée dans le passé où elle est contrainte d'épouser un autre homme, plus jeune, bien musclé, un peu rustre, un peu sauvage. Parce que, quand on y pense, en 1740 son mari n'était pas né, donc ce n'est pas vraiment de l'adultère, hein ?
Et après je me suis dit que la série essayait de prendre une tournure historique, alors j'ai essayé de m'accrocher. C'était dur parce que les personnes sont d'une idiotie, l'héroïne est insupportable, il y a plus de ragots et d'intrigues que sur Wisteria Lane, et on a une scène de sexe toute les deux secondes, mais j'essayais de suivre.
Puis, j'ai commencé à me dire que les scénaristes avaient un problème avec les scènes de tortures, de viols... est-ce que c'est toujours pour la menagère, là ?
Ça devenait omniprésent, pas du tout suggéré, et ça ne sert à rien. Briser les personnages ainsi est un levier narratif bien facile, pour suggérer par la suite une reconstruction et une évolution.
Les personnages sont toujours creux et niais, mais ils peuvent se vanter d'avoir eu un passsé sombre, d'être torturé, d'avoir eu des prises de conscience...mais ils restent niais.
J'ai finalement craqué sous la succession intempestive de scènes de sexe, de tortures horribles et d'intrigues creuses...pas pour moi !