Une série nécessaire, d’une justesse chirurgicale, elle nous plonge dans la douleur, dans les conséquences irréversibles qu’engendre une enfance volée, marquée par la toxicité parentale (ici l’inceste d’un père), les séquelles (ici la drogue)
Les étapes, les luttes, les batailles de la victime sont elles universelles et magistralement interprétées par Benedict Cumberbatch.
Tout y est, la colère, le cynisme social, l’impuissance des proches bienveillants, l’autodestruction…
Comme un chemin de vie inévitable , où la victime se répète, inlassablement,
« Ils n’avaient pas le droit »
Un puit sans fond, une émotion inconsolable qui renvoie et enferme la victime dans l enfermement, la mésestime
Une violence viscérale, sans repos, une quête impossible, erronée mais incontournable celle du pardon de ses bourreaux, une reconnaissance inaccessible, comme un droit d’exister
Un chef d’œuvre salutaire, qui plonge le spectateur dans la vérité nue, celle du survivant, celle de tous ceux qui ont connu, de près ou de loin, la violence de parents toxiques,
mais aussi celles et ceux qui ont connus, aimés, accompagnés ces albatros.
Une œuvre universelle, nécessaire, avec une fin bouleversante et toujours criante de justesse