Mala Influencia déçoit dès les premières minutes. Le film enchaîne des scènes creuses, sans rythme, qui donnent l’illusion qu’un événement marquant va survenir… mais rien ne se passe. À chaque instant, on s’attend à une montée en tension, à un rebondissement, et pourtant l’intrigue reste plate et sans impact.
L’histoire autour du harcèlement que subit Reese aurait pu servir de socle à un vrai thriller psychologique. Mais ce fil rouge n’est jamais exploité en profondeur. Les messages menaçants, les “cadeaux” inquiétants : autant d’éléments vite balayés, qui ne suscitent aucune réelle inquiétude ni chez Reese ni chez son entourage. Son père, notamment, reste étonnamment détaché de la situation. Ce harcèlement, censé être central, n’est en réalité qu’un prétexte maladroit pour amorcer une romance artificielle avec Eros.
Les personnages secondaires sont à peine esquissés et laissent indifférent. Des intrigues pourtant amorcées – comme celle de Simon, le petit frère d’un ami d’Eros – disparaissent en cours de route sans la moindre explication. Le film semble accumuler les idées pour finalement n’en développer aucune.
Et que dire de la fin ? Expédiée, fade, elle conclut ce long cheminement sans intérêt par une dernière désillusion.
En somme, Mala Influencia promet beaucoup mais ne livre rien. Un film vide, trompeur, et profondément frustrant.