Je suis désolée mais je n'arrive pas à comprendre que l'on puisse connaître le cinéma et dire que ce film est un "bon film" ! La vie de Bruno était riche et intense, ce film est vide et plat...
C'est une honte avec 12 millions de budget d'en arriver à reconstituer des supermarchés bidons avec des boites d'aliments fake, des moumoutes et un bureau de flic à faire pleurer...
Ajoutons à ça des effets cinématographiques à répétition qui donne à ce film la profondeur d'un livre de la Collection Harlequin... Plus le côté en effet de la "bourgeoise" qui est fasciné par les gangsters et qui livre un personnage fade, superficiel, inconséquent.
Mon frère était tout sauf ça et saisir les origines des choses, le pourquoi, le comment, la vision de la vie et surtout essayer de faire comprendre que cette voie qu'il a choisie et qu'il a payé de sa vie, n'est pas une voie fascinante...Ce qui est fascinant, c'est de réussir à comprendre ce qui amène un jeune homme plein de rêves, de sens de la justice, d'amour pour sa famille à se retrouver (et non pas "choisir") à faire des braquages.
Je connais bien le monde du cinéma et des médias, voilà pourquoi je sais que ce film qui était censé raconter sa vie, sans même avoir pris contact avec nous, sans avoir acquis les droits de nos livres (Jaenada et moi), ce qui déjà est une démarche de manque de respect et de morale, ce dont Bruno en revanche ne manquait pas ! Comme quoi, les vrais voleurs ne sont pas toujours là où l'on croit !
En plus de tout ça, elle se permet de faire toute la promo du film sur sa vie, sa personnalité, sa richesse donc...et ça intéresse évidemment les gens et le résultat c'est comme dit Télérama un "« navet de haut vol » pointant une « dérangeante fascination pour son héros » !...
En conclusion, j'ai adressé ce message à Mélanie Laurent : "Il volait du superflu, vous lui volez sa vie, il avait toujours 2 balles à blanc, vous tirez à vue, il a payé pour ses méfaits, vous vous enrichissez des vôtres !"
Tout ça parce que le droit, la loi dit "« Les protections contre les atteintes aux droits de la personnalité (vie privée et droit à l’image) et contre les diffamations et injures s’éteignent au décès de la personne, sous réserve de quelques exceptions très marginales. Et comme l’inexactitude d’un fait ne génère aucune responsabilité civile, même s’ils ont le corps encore un peu chaud, les défunts peuvent être l’objet de quasiment toutes les approximations, dénaturations et profanations, au nom de la liberté de créer. On pourra s’en émouvoir au plan moral, mais c’est ainsi sur le terrain du droit. » Christophe Bigot – Avocat au barreau de Paris !
Il n'y a aucune raison de laisser passer tout ça au prétexte de "la liberté de créer"...Créer, c'est partir de rien, inventer une histoire, l'écrire et en faire ce que l'on veut mais quand on prend la vie de quelqu'un, on a un minimum d'éthique !
A noter : son co-scénariste s'était vu refuser, par Philippe Jaenada et moi...son scénario tant il était plat, vide et avec aucun psychologie des personnages... il y a plusieurs années avec un autre producteur qui avait eu, lui, la décence de nous contacter, d'acquérir les droits des livres et de nous impliquer dans la réalisation de ce qui est la vie de Bruno mais aussi la nôtre...Ils ont juste repris la même trame !
Merci. Pauline Sulak